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Le droit à la déconnexion, un indispensable pour vos équipes et votre organisation

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Dans le sillage de la COVID-19, plus de personnes que jamais travaillent depuis chez elles. Et comme une grande partie des actifs est passée au télétravail, la frontière entre « vie professionnelle » et « vie personnelle » s’est brouillée – si bien que de nombreux collaborateurs ressentent la pression d’être connectés au travail 24 h/24 et 7 j/7.

Mais cette connexion permanente ne fait pas de bien – ni à vos collaborateurs, ni à votre organisation. Le mouvement du droit à la déconnexion vise à instaurer une frontière nette entre temps de travail et temps personnel, et à donner aux collaborateurs le temps et l’espace dont ils ont besoin pour se reposer, se détendre et se déconnecter pleinement de leurs responsabilités professionnelles.

Mais qu’est-ce que le droit à la déconnexion, exactement ? Quels en sont les bénéfices ? Et comment instaurer une culture d’entreprise qui fait sienne le droit à la déconnexion – et mieux soutenir votre équipe (et votre organisation !) au passage ?

Qu’est-ce que le droit à la déconnexion ?

Le droit à la déconnexion peut sembler un concept étranger aux États-Unis, où la connexion permanente est la norme – et c’est effectivement le cas.

En 2016, le gouvernement français a adopté la loi El Khomri, qui a réformé les conditions de travail des salariés français – en leur accordant notamment le droit légal à la déconnexion. Concrètement, le droit à la déconnexion permet aux salariés de se déconnecter totalement des communications professionnelles en dehors des horaires de travail définis. En vertu de ce droit, les salariés n’ont aucune obligation de répondre aux e-mails professionnels, aux appels téléphoniques, aux messages de chat ni à aucune autre forme de communication numérique lorsqu’ils ne travaillent pas.

Le droit à la déconnexion donne aux salariés le temps et l’espace dont ils ont besoin en dehors du travail pour se reposer, récupérer et profiter de leur vie personnelle – sans avoir l’impression de devoir consulter leurs messages professionnels toutes les cinq minutes.

Depuis que la France a adopté la loi El Khomri, d’autres pays (dont l’Italie et l’Espagne) ont voté des législations similaires – mais hormis un projet de loi présenté à New York en 2018 (qui n’a pas abouti), le droit à la déconnexion peine encore à s’imposer aux États-Unis.

Pourquoi le droit à la déconnexion est-il important pour vos collaborateurs – et votre organisation ?

Aux États-Unis, les salariés ne bénéficient pas légalement du droit à la déconnexion – mais, en tant que manager, vous devriez vraiment envisager de l’accorder à votre équipe malgré tout.

Et pourquoi devriez-vous l’envisager ? Parce que, dans le cas contraire, vos collaborateurs courent un risque sérieux de burn-out.

À lire aussi : [Avis d’expert] Brigitte Vaudolon : les risques psychosociaux liés au télétravail

Le burn-out des salariés est un problème majeur aux États-Unis. Selon une enquête récente de FlexJobs et de Mental Health America, 75 % des actifs ont déjà connu un burn-out au travail – dont 40 % pendant la pandémie.

Le burn-out peut faire des ravages chez vos collaborateurs ; ses symptômes peuvent inclure l’épuisement (émotionnel et physique), un stress accru, des troubles physiques (comme des maux de tête ou de ventre), ainsi que des sentiments de frustration, de débordement et de négativité vis-à-vis du travail.

Mais le burn-out ne pèse pas seulement sur vos collaborateurs – il pèse aussi sur votre organisation. Il peut entraîner une forte baisse de la performance et de la productivité des collaborateurs – et, selon une étude Gallup de 2018, les salariés en situation de burn-out sont 63 % plus susceptibles de prendre un arrêt maladie et 2,6 fois plus susceptibles de rechercher activement un autre emploi.

Plusieurs facteurs alimentent la hausse actuelle du burn-out – mais la connexion permanente, en particulier à l’ère de la COVID et du télétravail, en est assurément l’un des principaux.

Alors qu’ils tentent de composer avec le télétravail pendant la COVID (et de concilier vie professionnelle et vie personnelle), les collaborateurs assument davantage de charge de travail et travaillent plus longtemps – et, selon l’enquête Gallup, des charges de travail ingérables et une pression temporelle déraisonnable figurent parmi les grands moteurs du burn-out.

Heureusement, vous pouvez agir pour protéger vos collaborateurs (et votre entreprise !) des effets néfastes du burn-out. Selon les données de Spring Health, entreprise spécialisée dans la santé et le bien-être au travail, 30 % des salariés aux États-Unis estiment que réduire le nombre d’heures travaillées les aiderait à éviter ou à diminuer le burn-out. Accorder à votre équipe le droit à la déconnexion et le droit de se reposer et de récupérer en dehors des heures de travail peut donc tenir le burn-out à distance – et protéger vos collaborateurs comme votre organisation de ses conséquences.

À lire aussi : Maîtriser les risques du travail hybride

Comment favoriser une déconnexion saine au sein de votre entreprise

À l’évidence, donner à vos collaborateurs le temps et l’espace pour se déconnecter pleinement est indispensable – pour leur santé et leur réussite comme pour la santé et la réussite de votre entreprise.

Mais si votre culture d’entreprise pousse les gens à envoyer des e-mails à 22 h ou à répondre à des messages le dimanche matin, cette déconnexion ne se fera pas toute seule ; en tant que dirigeant, c’est à vous de la PROVOQUER.

Alors, comment s’y prendre, concrètement ? Voici trois stratégies à mettre en œuvre pour favoriser une déconnexion saine dans votre organisation – et garantir à vos collaborateurs le temps de repos dont ils ont besoin pour se sentir au mieux et donner le meilleur d’eux-mêmes :

Mettez en place une politique de déconnexion

Si vous voulez instaurer une culture de la déconnexion saine au sein de votre organisation, vous devez établir un cadre clair pour cette déconnexion.

Rédigez une politique de « déconnexion » qui définit clairement les règles. Par exemple : à partir de quelle heure les collaborateurs peuvent-ils se déconnecter – et cesser de répondre aux e-mails et autres messages professionnels ? Si une urgence professionnelle oblige un collaborateur à passer son samedi à répondre à des e-mails et à régler des problèmes, peut-il alors prendre un jour de repos pour se déconnecter la semaine suivante ? Si un manager enfreint votre politique de déconnexion – en obligeant ses équipes à répondre aux e-mails en dehors des heures de travail –, à qui doit-il signaler cette infraction ?

Une politique de déconnexion donne à vos collaborateurs des repères clairs sur où, quand et comment ils ont le droit de se déconnecter – et augmente les chances qu’ils exercent réellement ce droit et se déconnectent pleinement du travail.

Supprimez les tâches, réunions et to-do inutiles

Votre équipe aura du mal à se déconnecter si elle est débordée. Alors, si vous voulez que vos collaborateurs se déconnectent, essayez d’ alléger leur charge – et de supprimer toutes les tâches, réunions ou autres éléments superflus de leur liste de to-do.

Par exemple, si vos collaborateurs enchaînent les réunions toute la journée, ils n’auront pas le temps de gérer leurs e-mails et leurs messages – et auront l’impression de devoir s’en occuper après le travail. Donc, si vous voulez qu’ils se déconnectent, supprimez toute réunion qui n’est pas absolument indispensable ; ainsi, ils auront le temps de traiter leur boîte de réception pendant la journée – et n’auront pas le sentiment de devoir rapporter ce travail chez eux le soir.

Lorsque vos collaborateurs ont le sentiment de pouvoir terminer leur travail pendant la journée, ils sont moins enclins à le prolonger en dehors des heures de bureau – et plus enclins à profiter de leur temps libre pour se reposer et se détendre.

Montrez l’exemple

En tant que dirigeant, vous pouvez dire que vous voulez que vos collaborateurs se déconnectent. Mais si vos collaborateurs vous voient travailler tard chaque jour, répondre à des e-mails à minuit et consulter le canal Slack de votre équipe le week-end, ils en déduiront que vous attendez la même chose d’eux – et ne se sentiront pas à l’aise pour se déconnecter.

Si vous voulez vraiment instaurer une culture qui encourage la déconnexion et un bon équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, en tant que dirigeant, vous devez ouvrir la voie et montrer l’exemple. Si vos collaborateurs vous voient vous déconnecter et prendre le temps de vous reposer, de vous ressourcer et de profiter de votre vie personnelle, ils feront de même – et votre organisation s’en portera mieux.

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Les salariés n’ont peut-être pas le droit légal à la déconnexion aux États-Unis. Mais si vous voulez permettre à votre équipe de donner le meilleur d’elle-même – et bâtir une organisation florissante au passage –, vous devez leur accorder ce droit. Et maintenant que vous savez exactement comment encourager vos collaborateurs à se déconnecter, que reste-t-il à faire ? Vous lancer et instaurer une culture qui respecte et encourage l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle – et le droit à la déconnexion de vos collaborateurs.

Envie de découvrir d’autres bonnes pratiques pour améliorer l’équilibre vie pro – vie perso de vos collaborateurs ? Lisez notre article « Changer de mode de travail : quel rôle joue la qualité de vie au travail ? »

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Autrice : Deanna deBara

Expérience collaborateur
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